En allant d'une série photographique à une autre, il est facile d'identifier l'obsession de Pauline Le Pichon pour les limites. Multiples et variées, elles sèment le doute.
Réalité ou fiction ?
Photographie prise sur le vif ou mise en scène ?
Autoportrait ou portrait ?
Photographie ou cinéma ?
Tant de questions que l'artiste amène mais auxquelles elle ne répond que vaguement.
Elle stimule l'imagination du spectateur et l'invite à créer son propre récit. 
Lorsqu'il s'agit d'autoportraits, Pauline Le Pichon construit une frontière définie entre celle qui photographie et celle qui est photographiée. Elle devient sa propre marionnette et l'œil mécanique de l'appareil se transforme en un regard extérieur. Nous ne sommes jamais nous-mêmes face aux autres.                              
Fascinée par la façon dont nous utilisons les réseaux sociaux comme des théâtres où nous mettons constamment nos vies en scène, l'artiste n'a de cesse de s'intéresser au moment où le vrai y est remplacé par le faux.
Le quotidien est son terrain de jeu. En se l'accaparant et en le recréant sans relâche, la photographe manipule les apparences. 
La frontière entre la réalité et la fiction. 
C'est un jeu de perceptions : demander à l'autre ce qu'il pense voir. L'amener sur de fausses pistes tout en guettant sa réaction.                                                                                           
En jouant des codes de la photographie, Pauline Le Pichon détourne l'essence même de ce médium.
Outre ces codes, l'artiste admet volontiers l'influence des œuvres d'Edward Hopper, Cindy Sherman, Fernando Pessoa ou encore Gregory Crewdson sur ses travaux.
Back to Top